
Depuis samedi, plusieurs journaux font état de la désignation d'Alexandre Bompard à la tête de France Télévisions cette semaine. Malgré le démenti de l'Elysée dimanche, l'information est confirmée, ce matin, par de nombreux quotidiens. Ils se font même plus précis en avançant les noms de plusieurs personnalités approchées par le patron d'Europe 1 pour constituer son équipe : Jean-Pierre Cottet (Lagardère), Ara Aprikian (le patron des programmes de Canal+), Dominique Farrugia, Hervé Béroud (RTL) ou encore Etienne Mougeotte (Le Figaro).
Mais, selon L'Express, ces nombreuses fuites auraient provoqué la colère de Nicolas Sarkozy qui aurait même décidé de reporter sa décision. « Rendu furieux par la tonalité critique d'un certain nombre d'articles (de presse) et par de nombreuses fuites en direction de la presse, le chef de l'Etat a convoqué samedi soir une réunion de crise à laquelle ont participé une poignée de conseillers du président, ainsi qu'un représentant du groupe Lagardère dont Alexandre Bompard est le salarié. Et Sarkozy a tonné. Furieux, il a reproché à ceux qui sont aux premières loges de ce dossier de s'être trop agité, d'avoir trop parlé avant que son choix ne soit définitivement annoncé. Houleuse, cette réunion s'est achevée sur une consigne stricte : plus un mot à l'extérieur ! Et sur une décision : je sursoie à toute nomination », écrit l'hebdomadaire sur son site internet.
Cette colère pourrait-elle remettre en cause la désignation d'Alexandre Bompard à la tête de France Télévisions, en lieu et place de Patrick de Carolis ? « L'hypothèse est forte, la tentation est là, tant la colère (de Nicolas Sarkozy) est grande, tant les risques d'un début de campagne dans les rangs de l'opposition sont importants (...) Mais peut-on imaginer Nicolas Sarkozy renier la promesse qu'il a faite aux uns comme aux autres ? », ajoute l'hebdomadaire.