Après le carton mondial de "La chronique des Bridgerton", Netflix continue d'explorer les récits de passion intense. Finie la rencontre masquée entre aristocrate et domestique, place au béguin d'une enseignante de littérature pour un jeune collègue, tout juste débarqué dans l'université avec "Le délicieux Professeur V". Mise en ligne ce jeudi 5 mars, cette nouvelle comédie romantique, adaptée du roman "Vladimir" de Julia May Jonas, va faire monter la température chez les abonnés. Car, au fil des huit épisodes, le public va découvrir les ressorts de l'amour obsessionnel de l'héroïne pour son bel et charismatique Apollon, un écrivain prometteur, âgé d’au moins 15 ans son cadet. Le personnage de cette quinqua s'adresse régulièrement aux spectateurs, lui dévoilant ses pensées, à la manière de "Fleabag".
Professeure bien installée, la narratrice – dont le prénom ne sera jamais révélé – voit son existence se déliter entre un mariage qui prend l'eau et une carrière à l'arrêt. C’est alors qu’apparaît Vladimir Vladinski. Fraîche recrue de l'établissement, il fait d’abord l’objet d’une curiosité intellectuelle avant de devenir le point de fixation d’une vie en quête d’échappatoire. Va alors se créer une relation ambigüe entre eux.
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Star de "La Momie", Rachel Weisz relève brillamment le pari d'incarner cette femme en pleine crise existentielle qui projette tous ses fantasmes sur son congénère. En face d'elle, Leo Woodall, propulsé sous les projecteurs grâce à son rôle dans "The White Lotus", est à la hauteur de son désir dévorant. À l'écran, leur alchimie fonctionne, tout comme la règle du quatrième mur brisé avec les confessions intimes de la comédienne face caméra. On comprend alors que la série au ton décomplexé et audacieux n'a pas uniquement comme vertu d'être sulfureuse. Elle vaut surtout pour les questions qu’elle pose sur les relations humaines, la notion de couple et les injonctions de notre société envers les femmes d'âge mûr. Le tout sous couvert d'humour, avec un supplément de piquant.

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