

Ce n'est pas un épilogue mais un nouveau rebondissement (attendu) qui vient de s'écrire. Après les fortes tensions entre Alain de Pouzilhac (numéro 1 de l'Audiovisuel extérieur de la France) et Christine Ockrent (sa numéro 2) en raison des finances et de la gestion de l'AEF et la sombre affaire d'espionnage informatique au sein de la holding, l'ancienne présentatrice de France Europe Express a été mise sur la touche par les cadres des deux entreprises. Ils la soupçonnaient alors d'avoir joué un rôle dans cette affaire qui est aujourd'hui entre les mains de la justice.
Pressée de démissionner, Christine Ockrent s'y est toujours refusée. Mais, après des mois de conflit, la journaliste a décidé de quitter l'AEF et France 24. « Je ne démissionne pas. Rien ni personne ne peut m'y contraindre. Et d'ailleurs je ne vois pas pour quel motif ! En revanche, j'ai décidé d'en finir avec la situation insupportable et totalement figée dans laquelle je me trouve du fait de la passivité du PDG de l'Audiovisuel extérieur de la France et de ses organes sociaux. Après neuf mois de manœuvres qui ont sali mon honneur et ma réputation, je prends acte de ma révocation déguisée et sans motif. Je le fais dans l'intérêt du groupe et des collaborateurs », annonce-t-elle dans les colonnes du Figaro.
D'autre part, Christine Ockrent a décidé de saisir le Tribunal de commerce. « Je rappelle que je suis mandataire social et, qu'à ce titre, je ne dispose pas de contrat de travail. Cette procédure établira le préjudice et les dommages que je subis depuis des mois », explique-t-elle, précisant que son autre plainte pour harcèlement moral est maintenue. « Convaincue de l'importance de réussir l'AEF, je me suis passionnée pour ce défi mais j'éprouve aujourd'hui une souffrance que je n'avais jamais expérimentée. Celle d'être isolée, totalement empêchée d'exercer mes fonctions et d'être payée à ne rien faire depuis des mois (...) Durant tous ces mois, j'ai été victime de méthodes abjectes visant à me décrédibiliser et à m'empêcher de travailler (...) Je n'ai pas craqué, je ne lâcherai rien et j'attends toujours qu'Alain de Pouzilhac m'explique pourquoi il faut que je parte », assure-t-elle.