Cinéma
Copains pour toujours : Plongeon pour la désolation
Publié le 16 septembre 2010 à 12:20
Par puremedias
"Copains pour toujours" est une comédie familiale remplie de clichés, vulgaire et aux dialogues pauvres, à peine pimentée par des gags lourds.
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Une comédie ratée trop facile qui sera vite oubliée, Copains pour toujours s’ajoute à une liste interminable de films de famille qui prône le retour à de vraies valeurs du style « on a des enfants maintenant, on ne peut plus tout se permettre ». Présentant cinq amis d’enfance qui se sont connus par le biais d’une équipe sportive, le film repose sur une intrigue d’une simplicité enfantine : chacun de ces congénères apprend la mort de son ancien coach de basket et souhaite retrouver les autres pour lui rendre un dernier hommage.

On constate très vite que ces funérailles, vite oubliées, passent d’une façon presque inaperçue et ne sont qu’un prétexte à la réunion des amis, qui en profitent pour refaire à leur sauce le plat de la vie, alors que chacun découvre qu’il n’est pas satisfait de son sort. Ainsi, les dialogues sont d’une banalité navrante, il n’y a aucune réflexion profonde à en retenir. De plus, les cinq hommes sortent d’un catalogue de clichés des personnalités les plus ordinaires d’Amérique. Que l’on aime le comédien Adam Sandler ou pas, là n’est pas la question : même lui ne saurait sauver un assemblage de gags vulgaires de ce genre, comme il avait réussi à le faire pour d’autres films du genre, Funny People entre autres.



Toutefois, il faut reconnaître à ce film une certaine cohérence dans la vulgarité et la banalité : les femmes ne sont pas en reste, tout aussi banales que leurs époux, et d’une façon désolante. Regardons-les par exemple faire toutes sortes de simagrées devant le maître nageur bien musclé et bronzé, et éclater de rire en entendant sa voix de crécerelle. De quoi décourager les plus tolérants.

Une succession de blagues nulles nous donne l’impression de devenir de plus en plus débiles : devrions-nous trouver drôle ce plongeon raté la tête en bas, l’ami laid qui a des filles très belles ou la conversation avec des gobelets pour remplacer le portable ? Allons-nous assister à une reprise de ce match de basket d’autrefois ? Tout au long du film, on espère que cela ne se produira pas, la question ne nous intéressant déjà plus. Quant à la fin, elle est un supplice prévisible qui n’en finit plus.

Copains pour toujours peut provoquer quelques rires un peu forcés, mais on s’en passerait bien, et on espère revoir Salma Hayek, Maria Bello et Maya Rudolph dans des rôles plus à la hauteur de leur talent.

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