Cinéma
Predators : La chasse est ouverte
Publié le 24 juillet 2010 à 13:58
Par puremedias
La version 2010 de "Predators" n’apporte rien de nouveau à celle de 1987 mais propose action, décors sauvages et une interprétation assez satisfaisante.
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Inutile et discutable, Predators suite et reboot du film John McTiernan sorti en 1987, s’inscrit dans la lignée de ces suites dont on ne comprend jamais bien la fonction (tout comme The Crazies dernièrement). La réalisation banale signée Nimrod Antal ne se distingue que par les décors de végétation luxuriante style Avatar, qui donnent l’impression d’être dans un film safari. Sauf que l’on comprend bien vite que cela n’est qu’une illusion : les personnages à peine présentés, des « prédateurs » humains sont traqués. Pourquoi cela ne nous angoisse-t-il pas ? On sait bien qu’ils ne s’en tireront pas. Ils n’ont aucune chance. Déjà vu.

Pour le côté générateur d’horreur, il ne faut pas trop espérer. En revanche, le scénario ne manque pas d’action rebondissante et ressemble à une sorte de croisement entre Lost, Alien et Star Wars lorsque des espèces différentes s’affrontent. Les méchantes bestioles ennemies ne sont même pas vraiment laides ou terrifiantes : si l’on espérait du H.R. Giger (l’artiste branché biomécanique et inventeur des vilaines bébêtes dégoulinantes et rouillées d’Alien premier du nom), on est vite déçu, et les exploits pyrotechniques sont trop voyants pour paraître crédibles. Placé sous le signe de l’action, Predators apporte peu d’émotions : tout reste froid et superficiel.



Le début donne pourtant l’impression que de formidables aventures se présentent mais il manque une substance, une âme, pour élever ce film au-dessus de ce qu’il est, un film de gros bras luttant pour la survie de leur humanité minable. La présence d’Adrien Brody réussit un peu à sauver l’ensemble, mais le pianiste aux yeux doux, pas très musclé, n’y est pas vraiment à sa place. Les autres personnages n’ont rien de particulier : vite oubliés, on ne retiendra que l’apparition de Laurence Fishburne, égaré dans ce film et largement sous-employé. Un vrai gâchis de talent.

La morale trop simpliste, abandonner les autres pour survivre, ne brille pas non plus par sa perspicacité à propos de la nature humaine en milieu hostile. Tout juste passable, Predators ne peut plaire qu’aux amateurs du genre de la même manière que Sex and The City 2 tentait de poursuivre les aventures du film original en montrant un net essoufflement. Il ne fallait pas se donner tant de mal pour si peu.

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