

Il y a un an, Emmanuel Chain présentait le tout premier numéro de « Haute définition », un magazine de reportages programmé en première de soirée sur TF1. C'est la société du journaliste (Elephant & Cie) qui produisait l'émission, arrêtée après seulement trois numéros.
Parmi les reportages, le journaliste proposait aux téléspectateurs de s'immerger au coeur d'un trafic de drogue à Tremblay-en-France, une commune de 35..000 habitants située en Seine-Saint-Denis. Quelques heures avant la diffusion de l'émission, près d'un million d'euros en liquide et de la drogue avaient été saisis. Deux jours plus tard, deux bus avaient été caillassés et incendiés dans la ville.
Après la diffusion, le maire de Tremblay-en-France a dénoncé un sujet bidonné et à charge. La Une aurait « mis en scène le reportage (avec des) acteurs », selon la mairie. En réaction, Emmanuel Chain avait porté plainte contre le maire pour diffamations et injures, estimant que Tremblay-en-France préférait « tuer le messager » plutôt que d'affronter la réalité. Quelques semaines plus tard, la municipalité avait à son tour porté plainte contre le journaliste, également pour diffamation et injures.
Les plaidoiries se sont déroulées vendredi dernier devant le Tribunal correctionnel de Paris. La justice a décidé de juger en un même procès les deux plaintes. Selon Satellifax, le maire de Tremblay-en-France n'a apporté aucune preuve de ses allégations tandis qu'Emmanuel Chain a assuré, devant le tribunal, n'avoir jamais souhaité « stigmatiser » cette ville. D'autre part, le producteur a une nouvelle fois réfuté tout bidonnage du reportage.