
"Ah, je ne savais pas !". Invitée de "Télématin", ce lundi 31 mars 2025 sur France 2, Elsa Zylberstein a appris en direct de la bouche de Flavie Flament la mort du réalisateur Yves Boisset, à l'âge de 86 ans. "Je viens de l'apprendre, vous venez de me le dire", a affirmé, semble-t-il émue, la comédienne après que la co-animatrice de la matinale de la Deux lui a demandé "une réaction à l'information qui vient de tomber".
"Vous n'avez pas tourné avec lui, non ?", s'est interrogé Julien Arnaud. "Si", a répondu la comédienne, dont le nom figure au générique de "Jean Moulin", diffusé en 2002 sur France 2. Dans ce téléfilm historique, qui retrace les trois dernières années de la vie du préfet d'Eure-et-Loir et unificateur de la Résistance, Elsa Zylberstein partageait l'affiche avec Charles Berling, Christine Boisson et Emilie Dequenne, décédée le 16 mars 2025.
À LIRE AUSSI : Audiences : Quel score pour les 40 ans de "Télématin" et quel bilan pour la matinale de France 2 face à "Bonjour !" un mois après la rentrée ?
"Je suis confuse. Vous venez de l'apprendre sur ce plateau", a enchaîné Flavie Flament. "On vous demandera (une réaction) plus tard parce que je vous sens émue", a souhaité enchaîner l'animatrice. "Vous venez de me l'apprendre", l'a interrompue la comédienne. Avant de rendre hommage en quelques mots au réalisateur : "C'était un monsieur assez incroyable, j'ai été honorée de travailler avec lui". "J'imagine. On parle de cinéma", a poursuivi Flavie Flament sans transition afin de faire la promotion de "Natacha (presque) hôtesse de l'air", nouveau film dans lequel joue l'actrice à l'affiche ce mercredi 2 avril 2025. Puremédias vous propose de visionner la séquence.
Yves Boisset a marqué les années 1970 avec des films engagés et politiques sur le racisme ordinaire. En 1975, sort son film le plus célèbre, "Dupont Lajoie", à partir de meurtres racistes à Marseille commis quelques années plus tôt. Bagarres et intimidations de l'extrême droite ont lieu lors du tournage et de la sortie en salles.
En 1972, c'est "L'attentat", avec Jean-Louis Trintignant, inspiré par l'assassinat en France de l'opposant marocain Mehdi Ben Barka. Le film s'en prend au pouvoir gaulliste. L'équipe est interdite de tournage sur plusieurs lieux. Un an plus tard, sort "R.A.S" ("Rien à signaler"). Il est l'un des premiers cinéastes à s'emparer de la guerre d'Algérie. Une histoire d'insoumission dont le leader d'extrême droite, Jean-Marie Le Pen, et ses amis disent tout le mal qu'ils pensent. La censure exige que les scènes de torture soient écourtées.
Yves Boisset s'est consacré à partir du milieu des années 1980 à la réalisation de téléfilms historiques pour la télévision. Parmi les plus connus, citons "L'affaire Seznec", "L'affaire Dreyfus", "Le pantalon" (affaire Lucien Bersot, fusillé pour l'exemple), "Jean Moulin" et "L'affaire Salengro".