
Ce lundi 31 mars 2025, France 2 crée l’événement en programmant à 21h10 une nouvelle série internationale. Après avoir achevé la diffusion d’"Après la nuit", dont le final a tenu en haleine 1,49 million de téléspectateurs (8,6% du public et 2,6% des FRDA-50) lundi dernier, la chaîne publique mise sur "Kaboul", un thriller composé de six épisodes de 52 minutes, dont les trois premiers seront proposés ce soir de 21h10 à 23h50. Cette œuvre, produite par L'Alliance (l'association de différents groupes audiovisuels européens dont France Télévisions, Rai et ZDF pour produire des séries plus ambitieuses), revient sur les quinze jours qui ont suivi l’entrée des talibans dans la capitale afghane, le 15 août 2021. Ce jour-là, après plusieurs années de guerre, les forces américaines se retirent sur décision de Joe Biden, le dirigeant des États-Unis. Dans le même temps, la violente offensive du groupe armé, lancée en mai, aboutit et la ville est reprise après la démission du gouvernement et la chute du président de la République, Ashraf Ghani.
Kaboul est alors plongée dans le chaos tandis que des milliers de personnes tentent de fuir le pays. C’est le cas de la famille Nazany, mise en scène dans cette série créée par Olivier Demangel et Thomas Finkielkraut. Alors que plane la menace d’un attentat commis par l'État islamique, policiers français, diplomates italiens, militaires allemands et services de renseignement américains tentent de s’organiser tant bien que mal pour faire face à l’urgence et gérer l’afflux de civils. Jonathan Zaccaï ("Le Bureau des légendes"), qui incarne le chef de la sécurité de l'ambassade de France à Kaboul, a confié à "France Info" que le tournage avait eu lieu à Athènes, en Grèce.
"La reproduction des décors est incroyable. Quand tout à coup, vous vous retrouvez avec une foule de figurants qui viennent de Syrie, de Palestine, et qui ont vécu des exils très violents, la réalité des trajectoires de ces personnes et la fiction se rencontrent. Quand l'un d'eux tombe presque dans les pommes parce que ça lui rappelle le trauma de son départ à lui de son pays, vous êtes pris par l'émotion", a-t-il confié.

Mais pourquoi avoir choisi de tourner en Grèce ? La productrice Fabienne Servan-Schreiber s’en est expliquée lors d’un entretien sur le site du "CNC" : "Avant même de terminer l’écriture des scripts, nous sommes allés voir la productrice Sandrine Paquot, en lui expliquant qu’il fallait d’abord trouver un lieu de tournage avant d’aller plus loin. Elle a exploré le Maroc, la Jordanie, et d’autres pays, en tenant compte des paysages, de la figuration et des équipes techniques disponibles sur place", a-t-elle dévoilé.
En plus de ces contraintes, le pays choisi devait respecter "les règles de coproduction internationale" : "En effet, nous cherchons à chaque fois le ‘rebate’ : ce qu’on va dépenser dans un pays, ce pays nous en rend une partie. La Grèce offre 40 % de ‘rebate’, et puis une population sur place très diverse, qui correspond à celle de l’Afghanistan. Enfin, le pays dispose de très bonnes compétences techniques." À noter que la suite et la fin de "Kaboul" sera à découvrir le 7 avril prochain en prime time, date à laquelle la Deux proposera à son public les trois derniers épisodes. L'intégralité de la fiction est d'ores et déjà disponible sur France.tv, la plateforme de streaming de France Télévisions.