La situtation reste toujours aussi délicate du côté du groupe Nice Matin. Hier, lors d'une réunion en comité d'entreprise, la direction a annoncé qu'un dossier allait être déposé auprès du tribunal de commerce de Nice pour lancer une procédure de mise en redressement judiciaire. Comme l'explique Le Figaro, l'avenir du groupe de presse à cours de trésorerie dépend en partie du versement d'un acompte de 2 millions d'euros. Promise pour le mois de mars, cette somme n'a pour l'instant toujours pas été versée par le tandem de repreneurs arrivé en février dernier et constitué de l'ancien conseiller général Jean Icart allié au fonds d'investissement suisse GXP,
En cause selon Jean Icart, "des lourdeurs" et "des lenteurs du système bancaire suisse". Les deux repreneurs avaient pourtant promis en février d'injecter pas moins de 20 millions d'euros dans le groupe. Le président du conseil général des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, a d'ailleurs dénoncé vendredi sur son blog "des promesses fantaisistes lancées par des pseudo-repreneurs". "Je crains que ce temps inutilement perdu ait aggravé, de façon irresponsable, la situation financière déjà très préoccupante du journal" a-t-il expliqué.
A cours de trésorerie, le groupe Nice Matin risque donc le redressement judiciaire. Vendredi, le Groupe Hersant Media, l'actionnaire encore majoritaire du groupe, a cependant proposé d'avancer les 2 millions d'euros afin d'assurer la trésorerie jusqu'à la fin du mois du juin. Il espère ainsi réussir le passage de relais avec les futurs nouveaux actionnaires majoritaires. Rien ne dit cependant que cette avance sera validée par le juge du tribunal de commerce de Nice qui étudiera le dossier lundi. En cas de refus, Nice-Matin sera placé en redressement judiciaire et d'autres repreneurs pourront se manifester.
Rappelons que le groupe Nice Matin traverse actuellement de graves difficultés financières avec une perte d'exploitation de 6 millions d'euros en 2013. Le groupe qui emploie 1250 salariés publie notamment les quotidiens régionaux "Nice-Matin" (90.000 exemplaires), "Var-Matin" (65.000 exemplaires) et "Monaco-Matin". Il détient aussi 50 % du capital de la société Corse Presse, éditrice du quotidien "Corse-Matin".