Info puremedias.com Vincent Bolloré, super ciseau du PAF. Non content de couper des têtes dans le management de Canal+, le nouvel homme fort du groupe exerce un contrôle éditorial insensé sur toutes ses filiales. Dernier exemple en date, un sketch de Bertrand Chameroy pour la première de "Touche pas à mon poste", lundi 31 août, sur D8. Ce jour-là, dans son traditionnel journal, le chroniqueur simulait un échange de SMS avec le nouveau "big boss". "Promis, nous ne ferons pas de vagues cette année", écrivait-il. Avant d'enchaîner : "Est-ce que vous l'avez vu ?" (...) "Pardon ?" (...) "Mon cul". Le téléphone se met alors à sonner, le nom de Vincent Bolloré s'affiche. "Non non, je ne veux pas finir comme 'Les Guignols', c'était une vanne !", s'amuse Chameroy, sous les rires nourris de Cyril Hanouna.
Une blague potache qui n'entrait visiblement pas dans le cadre de "la dérision acceptable" définie par Vincent Bolloré il y a quelques mois sur France Inter. Selon nos informations, après cette séquence, Vincent Bolloré a demandé personnellement aux équipes de "Touche pas à mon poste" qu'on ne parle plus de lui dans l'émission. La consigne a été visiblement entendue puisque depuis dix jours, aucune nouvelle allusion au patron n'a été faite dans le talk d'access de D8.
Ce n'est pas la première fois que Vincent Bolloré met son nez dans le contenu éditorial des chaînes dont il est le nouveau propriétaire. Avant l'été, on apprenait qu'une enquête pour "Spécial Investigation" mettant en cause l'un des banquiers de l'homme d'affaires, le Crédit Mutuel, avait été trappée à la dernière minute. Il y a quelques jours, c'est un reportage sur la crise à l'OM diffusé sur Canal+ Sport qui a fortement déplu au milliardaire breton. S'il n'a pas pu censurer la diffusion a priori de ce sujet sur "un partenaire de Canal+" , il a demandé son retrait de toutes les plateformes de replay.
Depuis la reprise des émissions sur Canal+ et D8, "TPMP" avait été la seule à évoquer le cas Bolloré. Mais dès lundi, "Le Petit Journal" de Yann Barthès a aussi enchaîné les références à l'été meurtrier à Canal+. "Je n'ai jamais été aussi content de vous dire bonsoir", avait osé glisser l'animateur, jouant en permanence sur la crainte qu'inspire l'homme d'affaires. Mardi soir, Catherine et Liliane ont aussi fait part de leur crainte d'être évincées par le nouveau patron. "La dérision, on va pas l'oublier. Ca va pas trop changer avec le nouveau boss Vincent Bolloré", chantaient les les deux trublions de l'émission, Eric et Quentin. Pour combien de temps encore ? Le pire reste à venir. Selon nos informations, Vincent Bolloré relit en personne les textes des nouveaux auteurs des Guignols en cours de recrutement. La consigne est claire : pas de religion, pas de politique intérieure. Et bien sûr, pas de double en latex de Vincent Bolloré.