Politique
"DPDA" : "Pour le bien de la France, taisez-vous M. Finkielkraut !"
Publié le 22 janvier 2016 à 15:22
Par Benjamin Meffre
Invité hier soir de "Des paroles et des actes", le philosophe a été la cible des attaques d'une enseignante musulmane pour son discours sur l'Islam.
Alain Finkielkraut © France 2
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C'est une des séquences de "Des paroles et des actes" qui a le plus fait réagir les internautes. Hier soir, Alain Finkielkraut était invité à débattre dans l'émission de David Pujadas avec Daniel Cohn-Bendit. Vers 21h40, le philosophe a été interrogé par une intervenante de la société civile invitée en plateau par France 2. Il s'agissait de Wiam Berhouma, une "jeune femme de confession musulmane" de 26 ans, professeure d'anglais dans un collège à Noisy-Le-Sec (93). David Pujadas a précisé qu'elle n'était "encartée dans aucun parti", de nombreux internautes ayant cependant dénoncé ensuite son engagement auprès du collectif controversé des Indigènes de la République.

"Paroles racistes" et "pseudo-intellectuels"

Wiam Berhouma a en tout cas profité de son temps d'antenne pour attaquer frontalement Alain Finkelkraut. La jeune femme a ainsi monopolisé la parole pendant près de six minutes (voir le replay à partir de la 42e minute) malgré les appels de David Pujadas à laisser la parole au philosophe. Pendant ce laps de temps, la jeune femme a attaqué à de nombreuses reprises Alain Finkelkraut, le plaçant notamment dans la catégorie des "pseudo-intellectuels". "Là où votre rôle d'intellectuel était d'éclairer les débats, vous avez au contraire obscurci nos pensées, nos esprits, avec tout un tas de théories vaseuses et très approximatives, je tiens à le dire", a aussi lancé la jeune femme, affirmant avoir entendu des "paroles racistes" prononcées en plateau.

Wiam Berhoum a également accusé Alain Finkielkraut de "surfer sur les peurs" et "d'alimenter des amalgames". Elle lui a dénié la compétence et la légitimité pour parler "d'Islam, des musulmans et des quartiers populaires", le traitant de "semeur de haine et de discorde". "Êtes-vous conscient de faire mal à la France ?", a-t-elle finalement interrogé.

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"Je dois vous dire que je suis absolument accablé par ce que je viens d'entendre", a réagi Alain Finkielkraut quand il a pu enfin parler. Le philosophe a défendu son point de vue, estimant qu'une "remise en question de l'Islam par lui-même" était "absolument indispensable". Il a ensuite tenu à citer des intellectuels musulmans qui le font selon lui. "A dénoncer sans cesse l'islamophobie dès lors qu'on tient un discours un peu critique, on s'installe dans le grief et dans la plainte", a-t-il conclu.

"Je ne vais pas perdre mon temps à répondre"

"Je ne vais pas perdre mon temps à répondre", a finalement réagi Wiam Berhoum. "Je vais vous dire. Il y a une vidéo qui tourne sur internet où vous criez à Monsieur Dafri : 'taisez-vous, taisez vous !'. Je vais vous dire. Pour le bien de la France, je vous dis la même chose, taisez-vous monsieur Finkelkraut", a conclu la jeune femme.

"Je pense qu'on va s'arrêter là", a rebondi David Pujadas. Alain Finkelfraut est alors revenu sur cette séquence : "Je suis accusé d'être barrésien (partisan de Maurice Barrès, l'une des figures du nationalisme français, ndlr). C'est un contre-sens terrible, j'essaie de répondre et je suis interrompu une fois, deux fois, trois fois pour pouvoir finir ma phrase, je dis 'taisez-vous'", s'est-il justifié. puremedias.com vous propose de revoir cette séquence.

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