
Depuis plusieurs semaines, le groupe Amaury cherche à se séparer de son quotidien Le Parisien et de sa déclinaison nationale Aujourd'hui en France. Selon des informations de presse, Amaury souhaiterait retirer 200 millions d'euros de l'opération. Plusieurs acteurs de la presse écrite, comme le Français Vincent Bolloré ou le groupe allemand Axel Springer, auraient déjà déposé des offres mais elles auraient été jugées insuffisantes par l'actuel propriétaire.
A son tour, Serge Dassault - déjà propriétaire du Figaro - a indiqué étudier un projet de reprise des deux quotidiens. Selon Electronlibre.info, il pourrait proposer 170 millions d'euros, un prix qu'Amaury considérerait comme un « prix plancher » selon nos confrères.
Devant la perspective de ce changement de propriétaire, le Parti Socialiste a fait part de son inquiétude. Il constituerait « une grave menace pour le pluralisme de l'information » dans notre pays. « Deux quotidiens nationaux d'informations se trouveraient alors dans les mains d'un seul homme qui incarne parfaitement le mélange des gens qu'affectionne le pouvoir actuel : à la fois patron de presse, patron d'un grand groupe industriel qui vit des commandes de l'Etat et élu de l'UMP (Serge Dassault est également sénateur UMP, NDLR) ».
Comme les journalistes du Parisien, le PS s'inquiète donc du virage éditorial que Le Parisien/Aujourd'hui en France pourrait entreprendre sous la présidence de Serge Dassault, un industriel qui a « édifié un empire de presse dont dispose de fait la majorité présidentielle ».