
Ce mercredi 2 avril 2025, France 2 diffuse le troisième volet de "Tout le monde ment", une collection de téléfilms où l'intrigue mêle politique-fiction et enquête policière. Dans cet épisode, Vincent Verner, incarné par Vincent Elbaz, fait face à un ennemi de taille : Martial Tackian (Stéphane Freiss), PDG d’une entreprise de traitement des eaux accusée de pollution depuis plus de 20 ans. Verner, ancien membre du SDECE (Service de renseignement français), connaît bien cet homme puisque c’est à cause de lui qu’il a été révoqué de la police trois ans plus tôt. Le groupe des affaires sensibles, une brigade d'élite, sera une fois de plus sur le terrain pour tenter de démanteler les pratiques d'un homme puissant et redoutable.
Le groupe des affaires sensibles, que l’on suit dans cette série, a pour mission de traquer les personnalités les plus influentes du monde politique, du star-system, et des affaires. Sa règle : ne respecter aucune règle. Cependant, cette brigade fictive n’existe pas dans la réalité, comme le souligne Olivier Norek, l’un des scénaristes de la série. "Le postulat de départ était la mise en place d'une fiction policière portée par des personnages le plus éloignés possible de ceux qu'on a l'habitude de voir, particulièrement sur le petit écran", avait-il expliqué dans une interview à "TV Mag" en 2022. L’auteur, connu pour son approche réaliste et percutante des sujets sociaux, ajoute : "La fiction fait très clairement allusion à Carlos Ghosn et à l'ensemble des scandales qui ont secoué l'industrie automobile ces dernières années".
Dans "Tout le monde ment", l'intrigue se construit autour d'une question de société brûlante : pourquoi certaines personnalités échappent-elles systématiquement à la justice ? "Une certaine frange de la société échappe très généralement à toutes les sanctions quels que soient ses méfaits", poursuit Olivier Norek, évoquant l'absence de véritable mise en cause des élites, souvent protégées par leur pouvoir et leurs ressources.

"Et cette frange, ce sont ces gens - hommes politiques, chefs d'entreprise, stars des médias, grands banquiers d'affaires - dont on connaît les excès et qu'on n'arrive quasiment jamais à toucher parce qu'ils s'entre protègent. Je me suis dit que l'alliance d'une procureure intègre et d'un flic obsédé par la vérité pouvait être un bon levier narratif pour aborder cette question qui est une vraie question de société. Évidemment, ce genre de service, en France, n'existe pas", précise encore le scénariste.
C'est ce défi narratif qui anime la série, avec, à sa tête, un Verner toujours plus imprévisible et déterminé à faire éclater la vérité, parfois au péril de sa propre vie. Ancien capitaine de police et auteur reconnu dans le monde du polar, Olivier Norek, a su transposer son expérience dans les intrigues de la série. "Nous sommes toujours à la recherche du méchant qui pourrait être fédérateur", avait confié l'écrivain dans une autre interview au blog "Capitaine Cinemaxx". "Je me suis donc posé la question : aujourd’hui, qu’est-ce qui pourrait cristalliser l’intérêt du téléspectateur vers quelque chose qui le toucherait réellement ? (...) Ceux qu’on croise tout le temps, ceux qui irritent, mettent en colère, ce sont ces gens qui ne tombent jamais".
La semaine prochaine, un nouvel épisode de la collection sera diffusé sur France 2, où Verner, déjà bouleversé par ses enquêtes, devra gérer une situation personnelle complexe impliquant sa compagne, Isabelle. Un épisode où l’histoire personnelle se mêle à la quête de justice, une fois de plus portée par les personnages du groupe des affaires sensibles.