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Outing de Florian Philippot : "Closer" condamné à verser 20.000 euros
Publié le 25 décembre 2014 à 09:33
Par Charles Decant
Le magazine people avait publié à sa Une des photos du numéro 2 du Front National avec son compagnon.
"Closer" condamné pour l'outing de Florian Philippot "Closer" condamné pour l'outing de Florian Philippot© Abaca
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La condamnation n'aura pas tardé. Moins de quinze jours après avoir consacré en partie sa Une à Florian Philippot, pris en photo avec son compagnon lors d'un week-end à Vienne, le magazine "Closer" a été condamné hier pour atteinte à la vie privée. L'hebdomadaire people devra verser 20.000 euros de dommages et intérêts et 3.500 euros au titre des frais de justice au numéro 2 du Front National, dont il a révélé l'homosexualité.

"Un phénomène de harcèlement"

"Même si le magazine indique que M. Philippot est l'homme le plus invité des matinales radio et télé après la patronne du FN, il est constant que sa vie privée n'était nullement notoire et que le demandeur n'a jamais entendu la révéler publiquement", a expliqué le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris dans son ordonnance, comme le rapporte Le Monde.

Par ailleurs, le magistrat a mis en avant un "phénomène de harcèlement" en raison des conditions dans lesquelles ont été prises les photos. Florian Philippot et son compagnon ont en effet été photographiés avec un téléobjectif, ce qui démontre selon le juge "une surveillance préjudiciable de leurs activités de loisirs, alors qu'ils pouvaient se croire à l'abri des regards indiscrets étant partis à l'étranger".

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"On a enquêté pendant plusieurs semaines sur sa vie perso"

Interrogée par puremedias.com, Laurence Pieau, patronne de "Closer", avait reconnu une surveillance du numéro 2 du Front National. "Comme on l'a déjà fait sur d'autres, on a donc enquêté pendant plusieurs semaines sur la vie perso de Florian Philippot. On se disait que Florian Philippot, le numéro 2 du FN, était une personnalité qui nous intéressait", avait-elle expliqué.

De son côté, le bras droit de Marine Le Pen avait condamné, comme la quasi-totalité de la classe politique d'ailleurs, la publication de ces clichés dans "Closer". "J'ai été victime d'une atteinte gravissime à ma vie privée. Quelle est cette société où on peut être traqué, pisté pendant plusieurs jours, pris en photo à votre insu, les photos livrées au grand public sans votre accord évidemment ? C'est une dérive grave, très grave", avait estimé Florian Philippot sur France Inter.

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