

Mardi soir, le groupe Le Monde a achevé son processus de recapitalisation évitant ainsi au groupe de presse une éventuelle faillite.
Le capital du groupe est dorénavant détenu majoritairement par la société "Le Monde Libre" (LML) créée par l'homme d'affaires Pierre Bergé, le président-fondateur de Free, Xavier Niel, et le banquier d'affaires, Matthieu Pigasse. Celle-ci détient 64,5% du groupe mais « ce pourcentage sera réduit à environ 60% après que la participation du Pôle d'Indépendance (qui regroupe principalement les sociétés de personnel et société des lecteurs) aura été portée à 33,4%, conformément à l'engagement pris par LML de donner à ce Pôle une minorité de blocage », indiquent les trois associés.
D'autre part, les groupes Lagardère et le Nouvel Observateur, qui détenaient respectivement 17,3% et 1,5% du capital, ont exercé leur droit de retrait, à l'instar de La Stampa. En revanche, le groupe espagnol Prisa (15%) a souhaité rester présent au capital. « Le Groupe Prisa a souhaité accompagner le développement du Groupe Le Monde et, pour ce faire, apporter ses parts à la société LML. Cet apport se fera dans le strict respect des engagements pris par Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, notamment en terme d’indépendances des rédactions et de stratégie industrielle », indique "Le Monde Libre".
« Le directoire du Groupe Le Monde se félicite de l’aboutissement du processus de recapitalisation. Cette opération préserve l’indépendance du Groupe et lui permet de poursuivre son développement », ont réagi Eric Fottorino et David Fuiraud, respectivement président du directoire du groupe Le Monde et directeur général du quotidien.