Politique
"Qu'il arrête de dire qu'il a été viré par une Arabe" : Rachida Dati dément toute implication dans l'éviction de Merwane Benlazar de France Télévisions
Publié le 12 février 2025 à 10:38
Par Olivier Cortinovis | Journaliste
Sportif frustré (les ligaments croisés tu connais…) qui a choisi le journalisme pour tacler ceux qui ont réussi. Mon volume de jeu me permet aujourd’hui de couvrir toujours autant de terrain, des grands shows de la TNT (Koh-Lanta, Star Academy, Pékin Express) aux séries les plus confidentielles sur Netflix. Avec un seul credo dans la musette : celui de raconter des histoires avec de l’humain et un peu d’humour dedans
La ministre de la Culture n'a pas apprécié une phrase bien particulière dans le sketch de l'éphémère chroniqueur de "C à vous".
Rachida Dati a été interpelée par le groupe des Insoumis sur le cas de Merwane Benlazar. © Public Sénat
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"L’humoriste Merwane Benlazar ne sera plus à l’écran", avait annoncé Rachida Dati la semaine dernière au Sénat. Nathalie Goulet, élue de l'Union centriste de l’Orne avait interpellé la ministre de la Culture après le passage de l'humoriste dans "C à vous" sur France 5, exhumant d'anciens tweets de Merwane Benlazar. Alors qu'il ne devait à l'origine effectuer qu'un seul billet d'humeur, l'intérimaire avait réagi avec dérision à cette décision à l'occasion d'un sketch, dont un extrait a été diffusé sur ses réseaux sociaux. "Je savais que j’allais être viré un jour, par une Arabe c’est chiant", avait-il lancé à son auditoire. Mais son humour n'a pas été du goût de tout le monde.

La réponse de Rachida Dati

Le groupe des Insoumis a profité de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le 11 février, pour de nouveau s'adresser à Rachida Dati au sujet de l'humoriste controversé. "Êtes-vous désormais directrice des programmes de l’audiovisuel public ? Allez-vous admettre que cette éviction relève d’une censure islamophobe purement et simplement ?", lui a ainsi demandé la députée LFI Farida Amrani. Réponse de l'intéressée dans la cacophonie : "A-t-il écrit des propos ou tenu des propos par le passé qui peuvent heurter, choquer, blesser ? Oui". La maire du VIIe arrondissement de Paris a poursuivi son intervention en répliquant directement à l'attaque personnelle de Merwane Benlazar. "Rien ne justifie l’essentialisation systématique. Faudrait aussi que l’humoriste arrête de dire qu’il a été viré par une Arabe", a fustigé la ministre. Une séquence que Puremédias vous propose de découvrir dans la vidéo ci-dessus.

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Merwane Benlazar reste sur France Inter

Quelques minutes auparavant, Rachida Dati avait déjà nié être à l'origine de cette éviction. "La liberté de recrutement et de choix des animateurs et des journalistes, c’est l’antenne et la production. Ça n’est pas moi", avait-elle tenu à rappeler. Merwane Benlazar n'était, selon les justifications de la société de production Mediawan à l'AFP, prévu que pour un seul numéro du talk-show de France 5, en remplacement de Pierre-Antoine Damecour, lui aussi intérimaire de Bertrand Chameroy. Il continue néanmoins ses chroniques sur France Inter dans "Zoom Zoom Zen", l’émission de Matthieu Noël où il officie toutes les deux semaines.

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