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"T'es journaliste, toi ?" : Paul Larrouturou revient dans "Quotidien" sur son "embrouille" avec l'avocat de Gérard Depardieu pendant le procès du comédien
Publié le 29 mars 2025 à 17:35
Par Olivier Cortinovis | Journaliste
Sportif frustré (les ligaments croisés tu connais…) qui a choisi le journalisme pour tacler ceux qui ont réussi. Mon volume de jeu me permet aujourd’hui de couvrir toujours autant de terrain, des grands shows de la TNT (Koh-Lanta, Star Academy, Pékin Express) aux séries les plus confidentielles sur Netflix. Avec un seul credo dans la musette : celui de raconter des histoires avec de l’humain et un peu d’humour dedans
Dans l'émission du vendredi 28 mars, Yann Barthès a discuté du procès du monstre sacré du cinéma français en compagnie de son ancien chroniqueur.
"La ministre de la Culture s'est un peu trop avancée" : Emmanuel Macron revient sur l'Affaire Gérard Depardieu dans "C à vous" sur France 5. © BestImage
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Le procès de Gérard Depardieu s'est tenu au tribunal correctionnel de Paris ces quatre derniers jours. À l'issue d'une audience houleuse, le procureur a requis 18 mois de prison avec sursis et une amende de 20.000 euros contre le comédien, jugé pour des agressions sexuelles sur deux femmes lors du tournage du film "Les Volets verts" en 2021. Les journalistes Cécile Ollivier et Paul Larroutourou, qui couvrent respectivement l'affaire pour le magazine "Elle" et TF1, ont été conviés en plateau par Yann Barthès pour débriefer cette actualité hors-norme. Le second revenait notamment en terrain connu, lui qui a longtemps suivi l'actualité politique pour "Quotidien", avant de devenir l'un des visages de l'information sur TF1, notamment dans "Bonjour!, la matinale". Il a notamment profité de cette invitation pour revenir sur ce que son ancien mentor a qualifié d'"embrouille avec Me Jérémie Assous", l'avocat de l'acteur incriminé. Le journaliste s'était en effet attiré les foudres de l'homme de loi, après avoir tenté de lui demander des explications au sujet d'une phrase douteuse -"Je ne suis pas Émile Louis"- balancée à la barre par Gérard Depardieu.

Une tentative de diversion pour esquiver les questions

"Jérémie Assous est donc assez clivant pour le dire gentiment. Et notamment, une de ses spécialités, c'est qu'il adore faire des monologues à la presse. Donc on parle tous. Et comme c'est un peu notre métier, on essaie un peu de poser des questions. Et à cet instant-là. Gérard Depardieu vient de se comparer à Émile Louis, lui-même", a tout d'abord contextualisé Paul Larrouturou. "Et donc, comme il est là pour défendre la parole de cet homme, je lui demande que fallait-il comprendre avec ce parallèle avec un serial killer", a-t-il poursuivi avant de lancer, comme à son époque, la séquence magnéto. Visiblement exaspéré par cette question, Me Assous refuse alors de répondre et quitte le champ des caméras en lançant une petite pique tranchante à son interlocuteur : "T'es journaliste, toi ?". 

Mais, le protégé de Bruce Toussaint insiste et revient une second fois à la charge. "Est-ce que votre morgue est une stratégie de défense de Gérard Depardieu ?, lui demande-t-il. Mais là encore, l'avocat pénaliste fait mine d'inspecter le micro avant de snober ostensiblement le journaliste de TF1. "Je ne comprends même pas la question", dit-il avant de se tourner vers un autre correspondant de presse. Mais, ce dernier fait alors preuve de solidarité envers son collègue : "Pourquoi vous ne voulez pas répondre à notre confrère ?"

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"Ce jour-là, il aurait pu s'abstenir"

Pour Paul Larrouturou, cette séquence n'a pas servi la défense de Gérard Depardieu. "Je lui pose une question, non pas sur ses cheveux ou sur ses cils, je pose une vraie question sur son client et je trouve que dans ces moments-là, il perd bêtement des points", estime en effet le reporter, concluant sa démonstration par un "ce jour-là, il aurait pu s'abstenir" à l'adresse du juriste. Entre sorties brutales et attaques directes, Me Jérémie Assous a livré une plaidoirie électrique jeudi, dernier jour du procès de l'acteur de 76 ans. Il a demandé sa relaxe, accusant à nouveau les plaignantes de mentir, au service d'une "organisation" de "féministes enragées". Une brutalité dénoncée par les parties civiles, qui fustigent une "apologie du sexisme" depuis le début de ces audiences très médiatiques. 

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