Politique
Franck Riester aux journalistes : "Je vous soutiendrai face à ceux qui vous attaquent"
Publié le 19 octobre 2018 à 15:42
Par Florian Guadalupe | Journaliste
Passionné de sport, de politique et des nouveaux médias, Florian Guadalupe est journaliste pour Puremédias depuis octobre 2015. Ses goûts pour le petit écran sont très divers, de "Quelle époque" à "L'heure des pros", en passant par "C ce soir", "Koh-Lanta", "L'équipe du soir" et "La France a un incroyable talent".
Le nouveau ministre de la Culture s'est adressé hier soir à l'Hôtel de ville de Paris au Syndicat national des journalistes.
Franck Riester Franck Riester© Abaca
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Il veut rassurer la presse. Hier soir, à l'occasion des 100 ans du Syndicat national des journalistes fêtés à l'Hôtel de ville de Paris, Franck Riester, le nouveau ministre de la Culture, a tenu un discours dans lequel il a défendu la liberté de la presse, notamment face aux attaques de certains responsables politiques.

"Sans les médias, il n'y a pas de démocratie"

"Partout où votre action est remise en cause, à l'étranger, mais malheureusement aussi en France, et parfois par des élus de la Nation, la République sera là pour vous défendre", a déclaré Franck Riester, selon des propos rapportés par l'AFP. Et d'ajouter : "Le devoir de respect à l'égard des journalistes ne saurait être réservé à une partie de la classe politique. Il s'applique à tous". Depuis plusieurs années, de nombreux élus de tout bord s'en sont pris à la presse. Le 25 juillet dernier, empêtré dans l'affaire Benalla, le président de la République avait lui-même critiqué la presse, assénant qu'elle "ne cherchait plus la vérité" : "Je vois un pouvoir médiatique qui veut devenir un pouvoir judiciaire", avait déclaré le chef de l'Etat.

Lors de sa déclaration, Franck Riester a poursuivi : "Parce que sans les médias, sans les journalistes, il n'y a pas de démocratie. Je suis à vos côtés, et toujours, je vous soutiendra face à ceux qui vous attaquent". Le ministre de la Culture a défendu ensuite la proposition de loi contre les fausses nouvelles, qui était "un premier pas vers une meilleure responsabilisation des plateformes numériques", ainsi que la mise en place d'un conseil de la déontologie de l'information que Françoise Nyssen a confié à l'ex-PDG de l'AFP, Emmanuel Hoog.

"La liberté de la presse a besoin d'agences solides"

Le ministre de la Culture s'est justement prononcé sur la situation de l'AFP dont le nouveau PDG a annoncé un plan de suppression de postes pour redresser les comptes de l'agence. "Parce que la liberté de la presse a besoin d'agences solides, nous poursuivrons notre soutien à l'Agence France-Presse", a-t-il assuré, soulignant : "Son rôle est central pour assurer la qualité et la véracité de l'information, son modèle doit pouvoir accomplir les mutations qu'appelle son environnement économique et stratégique."

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