
C'est par le biais d'une vidéo postée sur Internet que Julien Dray a choisi de monter au créneau. Dans un entretien réalisé avec Nasser Ferradj, élu PS de Seine-Saint-Denis, le député de l'Essonne règle ses comptes avec le PS, les journalistes et ceux qui lui ont « craché dessus » après avoir été l'objet d'une enquête pour des mouvements de fonds suspects et n'avoir finalement eu qu'un rappel à la loi.
Julien Dray s'attaque notamment aux journalistes de Libération et du Monde qu'il accuse de faire du « journalisme d'opinion » et ajoute : « Tu fais croire que tu investigues alors qu'en fait, tu balances ta came ». Mais outre les journalistes, le député de l'Essone s'en prend à ses "amis" du PS, en particulier Arnaud Montebourg qui « s'est comporté de manière honteuse à mon égard », prévenant qu'un « jour ou l'autre on se retrouvera, parce que celui qui crache en l'air finit toujours par avoir le crachat qui lui retombe dessus ».
Dans cette vidéo, Julien Dray évoque un Parti Socialiste en « état de délabrement » et affirme qu'il entend bien prendre ses distances avec « une génération d'enfants gâtés ». Il tacle au passage l'ancien dirigeant de SOS Racisme Harlem Désir, « le porte-flingue de Bertrand Delanoë »: « Quand je l'ai connu, il était déjà un peu rigide (...) on l'avait fait évoluer avec des copains c'était un très bon porte-parole de SOS racisme (...) et là, en fin de vie, il est revenu à ses origines ... rigides ».
Seuls Vincent Peillon et Manuel Valls sont épargnés lors de ce règlement de compte. Julien Dray parle d'eux comme « des dirigeants de valeur » qui ont été « courageux dans cette affaire ». Il avoue même se sentir « plus proche de Robert Hue que de la direction du Parti socialiste ». Selon lui, l'ancien patron du PCF est un homme d'une « humanité extrême » et qui « dans l'épreuve a été remarquable ».
Ozap vous propose de découvrir cette vidéo :